15 Juli 2006

Vous prendrez bien un glacon dans votre Elbe ?

Si longtemps déjà que je ne vous ai pas raconté Hambourg ?? Il est temps de me rattraper. Comme en ce moment il fait une vraie grosse chaleur estivale, je me suis dit que quelques glacons dans mon Elbe pourrait faire redescendre un peu la température - pas que je souhaite le retour prématuré de l'hiver, hein ! Mais ca fait du bien de se mettre la tête dans le Frigo, de temps en temps...

En février dernier, des "icebergs" (ou ce qu'il en restait) dérivaient tranquillement sur l'Elbe, vers la mer. Bien sûr, ca n'a pas empêché les grues et les porte-containers de continuer à charrier leurs cargaisons en partance pour le monde entier, ou encore plus loin. Mais ca donnait tout de même une couleur et une atmosphère très particulières à notre bout de fleuve - voyez plutôt.


Les morceaux de glace, une fois arrivés à la hauteur du port, n'étaient déjà plus que des gros glacons, aucune difficulté donc pour naviguer à travers. Mais mon bateau-bus eut parfois quelques difficultés à accoster, bloqué par un iceberg plus résistant que les autres.

Je vous laisse apprécier l'étendue du champ de glace...






















Ce petit remorqueur en a sûrement vu d'autres - moi, j'admire pour la première fois toutes ces couleurs rendues encore plus éclatantes par le soleil d'hiver (qu'est-ce qu'il faisait froid ce jour-là !)





















Maître canard sur son glacon perché... Le barbotage hivernal ne semblait pas déranger outre mesure les palmipèdes.


















Le petit port-musée était aussi pris dans les glaces. Ici sont exposées de nombreuses "variétés" de remorqueurs et de petits voiliers, tous entretenus avec amour.



















Sur la plage, les enfants ne savent plus que construire : un bonhomme de sable ou un château de neige ?














Alors, rafraîchis ? Point trop n'en faut, profitons de l'été. Je vais aller me chercher une petite glace (à la pistache)...

23 Januar 2006

Les murs de Hambourg

Ca fait un bon moment qu'il n'y a plus de Mur à Berlin, mais des murs, au pluriel et sans capitale, ca ne manque pas, à Hambourg pas plus qu'ailleurs. Et souvent, ils sont très artistement peints. Certes, ce n'est pas très maritime, et je voulais vous montrer le port, mais en ce moment il fait tellement froid que je préfère ne pas m'exposer au grand vent du large et plutôt rester entre les quatre murs de mon quartier pour aller photographier les plus jolis ou les plus marrants.
Il y a des fresques bien cachées dans des passages, comme si les artistes avaient décidé qu'il fallait les mériter pour les voir. N'est-ce pas encore plus orgueilleux que de barbouiller des pignons-sur-rue ? Mais peu importe. C'est en fait très malin, parce que ca fait comme un cadeau qu'on découvre en tournicotant au hasard dans les petites rues tranquilles. J'en ai repéré quelques-uns en allant à la chasse aux images dans un froid quasi-polaire...














Il y a aussi les peintures tout tranquillement et gentiment installées sur les murs de petites rues, pas camitouflées dans des passages, mais pas non plus affichées comme des étendards à un croisement très passant. Je trouve que ce sont les plus touchantes, car elles sont là comme des clins d'oeil aux habitants qui passent devant tous les jours - un petit coin de familiarité avant même d'être rentré chez soi...


Sur les murs, on trouve de grandes fresques dans lesquelles se cachent une foultitude de ptis bonshommes, comme ceux-là :






















M
ais on voit aussi des petits bonshommes tout seuls, qui font les malins ou prennent un air un peu menacant. Parfois, ils semblent même un peu tristes, mais je suis sûre qu'ils se racontent des histoires dès qu'on a le dos tourné - ca doit bien les faire marrer de voir une fille au nez congelé venir les photographier un dimanche matin d'hiver...

Il y a aussi les ambitieuses fresques immeeeeenses et colorées, pleines de détails, où se cachent donc souvent les petits personnages sus-cités.










...Ca en fait du boulot pour les yeux...

17 Dezember 2005

Soleil et glace

Samedi, il fait très beau et GLACIALEMENT froid. J'ai rendez-vous avec un copain pour aller faire du patin à glace. Dans le parc Planten und Blomen, tout près de chez moi, il y a une patinoire en plein air.
Aujourd'hui, dès l'ouverture, elle est envahie de marmaille glissante sans peur et sans reproches, de grands-pères virevoltants (si ! il y a un club du troisième âge et demi qui fait du patin à glace, tout un tas de têtes grises glissent, tournoient, lancent la jambe, s'éclatent), et de gens d'âge moyen (enfin, entre 20 et 55 ans), comme moi et mon pote Volker, qui essaient de ne pas avoir l'air tarte en godillant vaillamment entre tous ces champions du monde.
Bref, il caille sec, la glace glisse, la musique la plus kitsch du monde dégouline des haut-parleurs, et on est bien obligés d'admettre qu'on s'amuse comme des petits fous. Volker me raconte qu'il y a des années, l'Alster, le lac intérieur de la ville (enfin, c'est une rivière, mais ici elle forme un lac, du meilleur effet sur les touristes et les joggeurs), l'Alster, donc, a tellement gelé que tout le monde est allé patiner dessus. Il y avait même des stands à frites, à saucisses, à frites-saucisses, à bière, enfin, tout ce qu'il fallait, installés sur la glace ! Je croyais que tout cela n'était pas arrivé depuis au moins 150 ans, mais apparemment, c'est plus récent que ca. Je vous ai dégoté une petite image de la chose.

(Bon, d'accord, ca doit pas vous parler beaucoup, mais je vous assure que normalement, c'est de l'eau liquide, là !)





La prochaine fois, on ira faire du jogging dans la Speicherstadt, la "ville grenier", là où s'entrecroisent les canaux qui coulent jusqu'au port, là où sont stockées des marchandises débarquées des 1000 coins du monde, dans de hautes maisons en brique rouge à l'allure presque gothique... Après tout, c'est du port que je voulais vous parler, dans ce blog, il va être temps d'y aller pour de bon - une petite image, pour (re)commencer ?

03 Dezember 2005

Sankt Pauli !!

Ce soir, le FC St Pauli a gagné contre le Werder Bremen II.
Ne m'en demandez pas plus, je ne m'y connais toujours pas en foot. Mais St Pauli, ce n'est pas seulement le nom du quartier où j'habite, c'est aussi (surtout !) celui d'un des deux clubs de foot de la ville. Les joueurs ne sont vraiment pas très bons, ils surnagent péniblement en troisième division, mais le club est une véritable institution. Il a un fan club extrêmement engagé et politisé anti-faschiste, un logo "tête de mort" devenu un emblème très branché, un partenariat avec Astra, la bière locale, connue pour son prix plancher et ses campagnes de pub hilarantes... Une institution, je vous dis !

Ce soir, j'étais au match avec des copains, par un temps glacial, et même si c'était tellement plein qu'on se marchait dessus et que j'ai passé mon temps sur la pointe de mes orteils gelés pour apercevoir les galopades empotées des joueurs, on s'est bien marrés - et surtout, on a gagné, 4 à 2 !!

Ce qui est beau, c'est, en arrière-plan du stade, la fête foraine (qui revient tous les 4 mois) . En fait, le stade se trouve en plein milieu des manèges. Donc, au-dessus de la tête des spectateurs installés tout en haut des gradins, on voit passer la grande roue, les manèges multi-loopings de la mort de l'enfer qui pètent de couleurs, les ballons envolés vivre leur vie...

Après le match, on est allés boire du vin chaud à un stand de la fête foraine. Comme c'est vendredi, le feu d'artifice hedbo a éclaté à 22h30. Moi, je ne résiste pas aux feux d'artifice... C'est bô !!

01 Dezember 2005

De la neige !

La semaine dernière est tombée la première neige de l'hiver (bien que ce ne soit pas encore l'hiver). Elle a même tenu quelques jours... C'est vraiment inhabituel, en géneral, en novembre, il pleut froidement. D'ailleurs, aujourd'hui, ladite pluie est tout de même arrivée, pour ne pas faillir à sa réputation. Vous me direz, la météo, c'est bien gentil, mais on s'en fout un peu (surtout que pour le coup, je n'ai même pas de photos de la ville enneigée) - alors que non, on ne s'en fout pas ! C'est très important, ici, parce que dès qu'il fait un peu beau, tout est tellement lumineux... Et dès qu'il pleut, tout le monde dit "c'est normal". Alors que non ! (bis) Ici, le ciel est plus grand qu'ailleurs, alors c'est normal qu'on le voie davantage. (Voir photos du port, plus bas - et ouvrez donc un peu la tête pour laisser entrer les images...)

26 November 2005

Une porte vers le monde


Ici l'emblème d'Hambourg - une porte, ou plutôt un portail, sous lequel passent tous les voyageurs et toutes les cargaisons possibles et imaginables. Hambourg est désormais le plus important port en Europe, par le nombre de containers qui y sont traités chaque jour. Même avant Rotterdam. Et c'est surtout le plus beau... :-) Bientôt, je vous emmènerai pour une petite balade dans les rues qui longent le port.
"Au château d'argent crénelé,
maçonné de sable et surmonté de trois tours du même, celle du milieu couverte d'un dôme croiseté, les deux autres crénelées et surmontées chacune d'une étoile à six rais aussi d'argent."
Moi non plus, je ne m'y connais pas le moins du monde en héraldique, mais c'est joli, non ?

25 November 2005

Bienvenue...

Le plus étonnant, dans cette ville qui ne me laisse plus partir, c'est les horizons qu'elle ouvre. Comme si cette vue du lointain qu'on a depuis le port soufflait doucement "prends le large, va voir loin, les mers t'attendent", et en même temps, on ne peut pas repartir, parce que c'est trop beau, là... C'est facile, de rendre quelqu'un fidèle - il suffit de lui ouvrir toutes grandes les portes... non ?
Une trouée dans le ciel de novembre (très beau cette année, un automne de rêve). La ville se trouve sur la rive nord du fleuve, de l'autre côté c'est le très laborieux, industrieux, port.
La musique des grues qui chargent et déchargent les containers arrivés du monde entier rythme le son du port 24 heures sur 24. C'est la nuit qu'on les entend le mieux, parfois à des kilomètres de distance, selon le sens du vent (et l'âge du capitaine ?).





Et puis les bateaux qui entrent et qui sortent du port, aussi. Leurs "cornes de brume" résonnent dans les rues comme des chants de baleines.
D'ailleurs il y a une rue près de chez moi qui s'appelle Shulterblatt, ca veut dire "omoplate" - parce que, au début du XVIIIe siècle, il y avait dans cette rue une omoplate de baleine qui servait d'enseigne à une auberge. C'était le quartier des chasseurs de baleines...
Et le petit bateau qui s'en va comme ca, on ne sait pas trop s'il va disparaître dans l'horizon du fleuve ou s'élever vers les nuages.
Deux mers (celle du Nord et celle de l'Est, comme on dit ici pour la Baltique) sont chacune éloignées d'une centaine de kilomètres d'Hambourg. Suffisamment proches, donc, pour laisser l'air du large nous souffler dans les bronches. L'Elbe, ici présente, se jette dans celle du Nord.

(Merci Emilie pour les premières photos)